PARENTALITE ET TRANSMISSION
Les troubles de la parentalité : quand la transmission devient entrave.
La parentalité n’est pas un simple ensemble de compétences éducatives. Elle est un processus psychique complexe, profondément inscrit dans l’histoire du sujet, ses expériences infantiles, ses identifications et ses héritages conscients et inconscients.
Devenir parent réactive inévitablement les traces de l’enfant que l’on a été, et avec elles, les manques, les failles, les traumatismes parfois restés sans élaboration.
Lorsque ces éléments n’ont pu être symbolisés, transformés ou pensés, ils peuvent s’inscrire dans ce que l’on nomme des troubles de la parentalité, susceptibles de se transmettre de génération en génération.
Qu’entend-on par troubles de la parentalité ?
Les troubles de la parentalité ne renvoient pas uniquement à des situations de maltraitance manifeste. Ils recouvrent un ensemble de difficultés psychiques et relationnelles qui entravent la capacité du parent à reconnaître l’enfant comme un sujet distinct, répondre de manière suffisamment ajustée à ses besoins affectifs. Ne pas soutenir son développement psychique et émotionnel et ne pas lui offrir un cadre sécurisant et symbolisant va venir aussi témoigner de l’existence de troubles qui viendront dire aussi que le parent lui-même n’a pas été sécurisé dans son plus jeune âge.
Ces troubles s’inscrivent souvent dans des zones grises, invisibles socialement, mais profondément structurantes pour l’enfant.
Les principales formes de troubles parentaux transmis comprennent :
Une parentalité marquée par l’insécurité affective. Des parents ayant eux-mêmes grandi dans des contextes d’insécurité émotionnelle peuvent éprouver de grandes difficultés à offrir une présence contenante et stable.
L’enfant est alors confronté à : des réponses imprévisibles, une disponibilité affective fluctuante, une difficulté à être reconnu dans ses affects.
Ce climat favorise l’émergence de troubles de l’attachement, d’hypervigilance émotionnelle ou d’une dépendance affective ultérieure.
Une parentalité sous emprise narcissique
Dans certaines configurations, l’enfant est investi non comme sujet, mais comme prolongement narcissique du parent. Il devient porteur des attentes, des blessures ou des idéaux parentaux.
On retrouvera une instrumentalisation de l’enfant, une difficulté à tolérer son autonomie, une confusion des places générationnelles.
Nous sommes dans des situations de renversement générationnels où les besoins parentaux priment sur ceux des enfants. Celui-ci apprend à se conformer pour préserver le lien, au prix d’un effacement de ses propres besoins, ce qui peut se transmettre à son tour lorsqu’il devient parent.
LES TRAUMATISMES PARENTAUX
« Le principal malheur des enfants et des adultes traumatisés n’est pas tant l’incompréhension des autres mais leur indifférence et leur refus de vouloir savoir » H. Romano
Les abus, violences, deuils, exils, humiliations, carences précoces non symbolisés, peuvent se transmettre par des voies indirectes sous forme de silences lourds, d’angoisses diffuses, de réactions émotionnelles disproportionnées, de répétitions comportementales.
L’enfant devient alors le réceptacle d’un impensé, pris dans une transmission traumatique
La transmission des troubles de la parentalité ne se fait pas uniquement par imitation consciente. Elle opère à travers : les identifications inconscientes, les loyautés familiales invisibles, les pactes dénégatifs (ce qui ne doit pas être dit), les répétitions symptomatiques.
Ce qui n’a pas été élaboré dans une génération cherche à se dire dans la suivante, parfois au prix de souffrances importantes.
L’enfant comme porteur du symptôme familial.
Est-il possible d’interrompre la transmission ?
La transmission n’est pas une fatalité. Le travail thérapeutique permet de rendre pensable ce qui était agi, de différencier ce qui appartient à l’histoire du parent de celle de l’enfant, de restaurer une parentalité plus consciente et ajustée.
Mettre des mots sur l’histoire, reconnaître les blessures héritées et accepter les limites parentales, ouvre la voie à une transformation de la transmission, où l’enfant n’est plus condamné à porter ce qui ne lui appartient pas.
Informations pratiques
- Durée des séances et tarifs :
- Thérapie familiale : 60 min - 120 €
Le prix est identique pour les consultations au cabinet, en visioconférence ou par téléphone.
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- En ligne ou par téléphone, dans le même cadre de travail qu’au cabinet. Prévoyez un lieu calme, à l’écart des sollicitations et préservant la confidentialité de nos échanges. En savoir plus.
Thérapie familiale
Avis de patients
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